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Une jeune étudiante soulève une problématique du milieu entrepreneurial

C’est mon conventum cette année, en fait, ça s’en vient dans quelques jours (ne m’en parlez pas!), mais ça me permet de réaliser que je ne me serais jamais vue entrepreneure il y a 10 ans. Je n’ai jamais été interpellée par l’entrepreneuriat alors qu’aujourd’hui je ne me vois pas faire autre chose de ma vie. Ce n’est pas le cas pour tous par contre, et les jeunes comme Catherine Gingras, étudiante en secondaire 5 de l’école secondaire de la Rive-Nord, méritent des outils et de l’information accessible facilement pour pouvoir nourrir leur intérêt.

Catherine a choisit comme projet de fin d’études, pour obtenir sa triple diplomation, de mettre en évidence cette problématique sous forme de pièce de théâtre style documentaire, un projet fort intéressant qui a capté notre attention. Elle mentionne que le manque de précision et d’information sur les étapes de création d’entreprise mènent souvent à la faillite de celle-ci. C’est bien évidemment quelque chose qui résonne fort chez nous, étant la raison pour laquelle on a créé La Trousse. On a voulu en savoir plus sur le parcours de Catherine et en savoir un peu plus sur ce qu’elle pense du milieu et des ressources accessibles pour la relève entrepreneuriale.

Qu’est-ce qui t’a emmené à choisir la création d’entreprise pour ta pièce? Du fait, parles-nous un peu de ton projet!

Pour choisir le sujet de mon projet, j’ai fait une liste des choses que j’aimais ou bien que j’aurais aimé découvrir pour ensuite éliminer les options qui m’intéressaient moins. À la fin, il me restait plusieurs idées dont celle d’écrire et de mettre en scène une pièce de théâtre. Par contre, mon idée préférée était celle de fabriquer un jeu de société pour les jeunes de 6 à 12 ans qui présenterait brièvement les étapes de création d’entreprise de façon ludique. Finalement, j’ai réalisé qu’il était possible de rassembler les deux idées de projet pour n’en faire qu’une! J’ai donc décidé que j’allais écrire et mettre en scène une pièce de théâtre qui présenterait les étapes de création d’une entreprise, ce qui satisferait ma personnalité de leader ainsi que mon côté créatif!

Je crois que j’ai fait le bon choix puisque j’ai commencé ma démarche de création depuis le mois de janvier 2018 et je suis encore autant passionnée par mon projet qu’au tout début! J’ai écrit ma pièce durant l’été et je l’ai fait vérifier par un professionnel en démarrage d’entreprise ainsi que ma professeure d’art dramatique afin de m’assurer que tout soit cohérent et j’ai ensuite bâti mon équipe de production pour commencer à mettre en scène ma pièce au début du mois de septembre.

Selon toi, quel est le plus grand problème pour les jeunes qui ont une idée et veulent se lancer en affaires? Crois-tu que l’information nécessaire est facilement accessible avec les ressources actuellement en place?

Je crois sérieusement que le problème n’est pas que les jeunes n’ont pas de moyens pour se lancer en affaires, je pense que l’entrepreneuriat n’est pas assez promu à l’école. En effet, les élèves qui sont dans un programme régulier sont chanceux, ils ont un cours qui s’appelle PPO (projet personnel d’orientation), ce qui leur permet de voir les bases du monde de l’emploi. Actuellement, un cours est donné en tant qu’option au programme régulier appelé initiation à l’entrepreneuriat, donc pour les étudiants qui veulent en savoir plus, c’est un cours parfait! Mais encore, il n’y a AUCUNE option donnée pour les élèves dans tout autre programme particulier n’ayant pas assez de périodes pour avoir ces cours à l’horaire! Je trouve ça dommage que nous n’ayons aucun contact avec ce monde puisque ce n’est pas tout le monde comme moi qui s’intéresse à ça avec une curiosité naturelle.

Je pense que l’information nécessaire est assez accessible pour se lancer en affaires par contre, avec les technologies et l’information au bout de la souris, cela comporte quelques avantages et désavantages. L’information fiable est accessible en même temps que l’information erronée, ce qui peut être assez confondant et souvent, quand on se part en affaires, les gens veulent faire ça vite et ne prennent pas le temps d’aller consulter les ressources disponibles, se contentant d’avoir à leur disponibilité leurs connaissances antérieures. Les gens que je veux toucher par ma pièce sont à la fois les jeunes en secondaire 4 et 5 et les jeunes entrepreneurs qui ont la tête pleine d’idées mais qui ne savent pas comment s’y prendre!

Si tu avais à imaginer une solution pour aider les jeunes à se lancer en affaires, qu’est-ce que ça serait?

C’est une question assez difficile à répondre 😉. La première étape pour que plus de jeunes se lancent en affaires serait d’en parler positivement, comme un moyen de rendre nos rêves réalité et de promouvoir une idée ou un produit. Je crois qu’une entreprise n’est pas seulement une machine à sous, ce qui est l’image que la plupart des gens ont à l’égard de l’entreprise. Ils se lancent en affaires en pensant que ça va être facile, mais il faut de la passion et beaucoup de volonté! Si j’avais à imaginer une solution pour aider les jeunes à lancer leur entreprise, je crois que ça serait par le biais d’une application ou d’un site internet qui pourrait rediriger le jeune vers des ressources pertinentes, un peu comme un moteur de recherche mais pour le monde de l’entrepreneuriat qui comporterait seulement des informations fiables et facile d’accès et ce, gratuitement!

C’est assez rare que les jeunes s’intéressent si tôt à l’entrepreneuriat. Qu’est-ce qui t’a attiré vers le milieu?

Je crois que je suis née avec mon côté entrepreneurial! À l’école primaire, j’étais au Programme Primaire du Baccalauréat International et nous faisions tellement de projets, j’aimais beaucoup aller à l’école. Parmi tous ceux réalisés, un projet m’avait vraiment plu: c’était une situation problème qui s’appelait «Je me lance en affaires!». En gros, nous avions lancé une «entreprise» de signets avec la classe et ensuite, individuellement, nous devions construire notre propre petite entreprise de services! Ce projet m’a tellement allumée malgré sa lourde charge (j’avais 10 ans et dans le projet il fallait inclure un «plan d’affaires», une étude de marché, un nombre de transactions, une publicité et une carte d’affaires).

À l’école, j’ai toujours été quelqu’un qui était très motivée lors de projets qui me passionnaient et très souvent, je prends la tête du groupe! En secondaire 3, j’envisageais la possibilité de me lancer en affaires et avec deux autres de mes amies, nous avons lancé notre petite entreprise en septembre 2017! L’expérience a été enrichissante pour nous trois et nous avons beaucoup appris, mais malheureusement, pour un amalgame de raisons personnelles, nous avons dû fermer l’entreprise récemment.

Je crois que ce qui m’a attiré vers le milieu de l’entrepreneuriat, c’est vraiment la satisfaction retirée lorsqu’on se rend compte de nos apprentissages et de nos réalisations concrètes ainsi que le regroupement de tâches très différentes à réaliser! Je suis quelqu’un qui a des intérêts multiples c’est pourquoi je trouve que l’entrepreneuriat permet d’en explorer plusieurs et de regrouper ceux-ci pour former un tout!

Crois-tu faire le grand saut et lancer une entreprise à la fin de tes études? Quelle serait ta plus grande crainte si tu fondais une entreprise?

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais une chose est sûre, je ne me lancerai pas en affaire seulement pour dire je suis une entrepreneure! Je veux développer une idée d’entreprise qui me passionnera et je ne suis pas pressée en ce moment à lancer mon entreprise.

Ma plus grande crainte si je fondais mon entreprise serait de trop me questionner, puisque j’ai tendance à hésiter beaucoup avant d’entreprendre quoi que ce soit! Il y a un moment où la recherche et le requestionnement ne servent plus à rien et qu’il faut se lancer!

As-tu déjà une idée du genre d’entreprise que tu aimerais lancer un jour?

J’en ai aucune idée! Je crois que j’aimerais vraiment faire changer les choses si j’ai une entreprise plus tard, que ce soit au niveau des habitudes de consommation, de divertissement ou d’éducation. Je pense que l’entreprise devrait être un véhicule pour promouvoir un mode de vie ou une façon de penser, ce n’est pas seulement une façon de s’enrichir. Une chose est sûre, je ne pense pas créer une entreprise technologique ou une entreprise scientifique, tout simplement parce que je ne m’y connais vraiment pas et que ce n’est pas dans mes champs d’intérêt! Malgré tout, on ne sait jamais ce que la vie me réserve!

Invitation spéciale à la pièce de théâtre de Catherine Gingras!

La pièce de théâtre de Catherine est le 15 novembre 2018 à 19h30 et est gratuite! Allez encourager la relève et partagez en grand nombre!

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